La 9e compagnie est rassemblée à 200 mètres au sud de Valleluce à 4 heures 30 du matin. Il était initialement prévu que le 4e R.T.T. soit relevé à sa base de départ par le 3e R.T.A. mais le 3e R.T.A., obligé (tout comme le 4e R.T.T. qui l'a précédé) à une marche de 24 heures, est en retard. Gandoet décide néanmoins de lancer les hommes du capitaine Denée à l'heure prévue. Les réserves de cartouches et de grenades sont réparties entre les hommes. Le départ des hommes est donné vers 5 heures du matin.
A 5 heures 40, l'artillerie d'aval du groupement Dunois commence ses opérations destinées à couvrir la 9e compagnie (canons de 155). Les bombardements dureront 20 minutes. A 6 heures, l'artillerie française cesse le feu après avoir pilonné les positions allemandes, quatre escadrilles de Marauders bombarderont, comme prévu, les lieux et en particulier les cotes 721 et 681 (l'O1).
L'arrêt des tirs d'artillerie et le passage des avions laissent place à un silence qui constitue le signal de l'assaut pour la 9e. Denée lance ses hommes. Il est 6 heures 30. Ils descendent d'abord les pentes de la cote 502 jusqu'à la cote 350 au pied de la cote 470. La section du lieutenant Spiroux se sépare du reste de la 9e compagnie et se détache vers la droite à la base du Monte Cifalco.
Puis, les hommes du capitaine Denée gravissent la cote 470 afin de couvrir la progression de la 11e compagnie vers le Rapido. Les Allemands du Cifalco vont assez rapidement commencer à bombarder la 9e compagnie.
Les tirailleurs doivent courir, prendre les ouvrages allemands par lancers de grenades, puis tuer l'ennemi à la baïonnette. Denée progresse avec la 3e section commandée par le lieutenant El Hadi. La visibilité est mauvaise. Le R.P. Bérenguer est au côté du capitaine Denée.
Les pertes de la 9e compagnie sont très vite significatives. La 2e section perd son chef, l'adjudant Laurent. L'ordonnance de Denée, Mohamed Tahar, est tué d'une balle en plein front. Le sergent Gibou est blessé d'une balle qui le traverse de part en part à la hanche en ouvrant un trou béant. Le sergent-chef Daubricourt, le sergent-chef Jaine, le sergent-chef El Hadi, le sergent El Hadi, le caporal Martini sont blessés.
Le Cifalco tire au hasard, à l'aveugle, cherchant à toucher les P.C. français. L'artillerie française reprend alors les tirs sur le Cifalco qui devient complètement aveuglé d'un voile de fumée. Denée continue sa progression : grenades et baïonnette.
A 9 heures, Denée estime être à distance pour lancer l'assaut final sur le sommet de la cote 470.